Antre vos murs, acte II

Antre vos murs a fait sa trêve des quatre saisons, occupée par plusieurs mouvements (job à temps plein, neuf bullesLongueur d'Ondes, Alex Duluth et d'autres projets artistiques parallèles), j'avais relayé ce coin de chambres au fin fond d'un dossier d'ordinateur, où les pixels se débattaient en douceur. Puis un soir, par le hasard d'une rencontre, une inconnue me reparle de ce projet : « ah, c'est toi la fille qui s'enferme dans les chambres de gens que tu ne connais pas ?» Juste pour ces quelques mots, ça m'a donné le goût de m'y remettre et surtout parce que ma camera commençait à prendre la poussière. Puis dotée maintenant d'un argentique et d'un polaroid, je me suis dit qu'il y aurait moyen de s'amuser en trois poses.

Alors c’est reparti pour Antre vos murs, acte II, avec bien sûr une recherche active de volontaires téméraires ! Pour ceux qui ne connaissent pas encore le concept, c’est ici
N'hésitez pas à me contacter (yolaine@antrevosmurs.com) si l'expérience vous tente !

Caro et Vincent [30 mn - 138 photos]

Et je me rappelle Montréal entrant en raie de lumière chez vous, pour vous dire que vous êtes ici pour et par un bout de temps, un bout de terre, fiers navigants entre deux océans.

Auto-chambre [une vie - 113 photos]

Petite, j'aimais taper. J'ai tout percuté, ça ne m'est pas vraiment passé. Je cogne encore dans ma tête et je n'oublie pas que mes bleus viennent aussi de cette chambre qui m'a construite en papier de verre à poncer mes souvenirs. Elle enferme bien trop d'instruments en sommeil. 

Sarah [45 mn - 137 photos ]

Sa chambre est aussi grande que l'univers : une fenêtre à petits carreaux mais qui ne met pas en cage, une respiration profonde de l'au-delà expulsée dans les vents contraires des aujourd'hui. 

Marie-Élaine [40 mn - 197 photos ]

Échappée belle du dehors, on remplit cet espace de reliques rassurantes et on susurre que tout ira bien car notre cri n'entend que nous et le rythme des battements de nos veines gorgées de sang qui s'enorgueillissent de leur côté sauvage en disant wild à chaque tour de corps. On ne dompte pas la liberté, on n'apprivoise que le bonheur. 

Marie-Hélène [30 mn - 96 photos]

Un cube parsemé de sagesse, de difficultés, de mémoires en notes, de baignades. On entrait ici comme dans des chaussons confortables, à l'aise, et si on en sortait, le déconfort du dehors pouvait nous surprendre et nous happer.